L’histoire de la rose

L’allée de l’histoire de la rose

Une sélection de rosiers "historiques" marque les étapes les plus importantes de l’évolution de la rose.

La plate-bande de droite retrace l’histoire de la rose :

-Des fossiles de roses datant de 20 millions d’années confirment l’existence très ancienne des roses. Dans l’Antiquité, la poétesse grecque Sappho (VIIème siècle avant J.C.) proclame déjà la rose « reine des fleurs ». « Si Zeus voulait donner une reine aux fleurs, la rose règnerait sur toutes les fleurs ».
La Roseraie présente des spécimens de rosiers sauvages connus et observés par les anciens comme l’églantier (R. canina).

-Peu après, les premiers rosiers cultivés en France sont : la rose gallique (R. gallica), la rose musquée (R. moschata), rose de Damas (R. damascena), la rose aux cent feuilles (R. centifolia)

-Depuis le Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle, les roses cultivées en Europe sont : la rose d’Autriche (R. foetida), la rose moussue (R. centifolia muscosa) dont le pédoncule et le calice   sont recouverts d’un tissu mousseux et odorant.

-A la fin du XVIIIème siècle, le rosier de Chine (R. chinensis) et le rosier du Bengale « toujours en fleurs » (R. chinensis semperflorens) sont introduits en Europe : l’hybridation   avec ces deux rosiers permet de créer des variétés nouvelles remontantes comme en 1802, l’obtention du rosier Noisette à partir du rosier musqué et du rosier du Bengale.

-En 1809, le rosier thé arrive en France : ce rosier remontant   présente des fleurs gracieuses et parfumées qui inspirent les rosiéristes. En le croisant avec des « hybrides remontants », ils créent une race alliant la vigueur européenne à la grâce orientale : les hybrides de thé. Exemple : La France (1849).

-En 1837, un diplomate anglais ramène d’Iran une rose jaune (Persan Yellow).

A partir de ce rosier et du rosier Antoine Ducher, l’hybrideur français Pernet-Ducher obtient en 1898 Soleil d’Or (R. lutea).

-Aujourd’hui, les rosiéristes tentent d’obtenir une rose dont la couleur manque à la palette actuelle : une rose bleue. Exemple : Nil bleu.

 

François Juranville

’François Juranville’.

La plate-bande de gauche retrace l’évolution biologique de la rose :

-d’abord, des rosiers sarmenteux à petites fleurs comme R. multiflora et R. wichuraiana, originaires du Japon, dont les fleurs sont blanches et groupées en corymbes.

-La descendance des multiflora est ensuite représentée par Aglaia, de la Grifferaie et Tausendchon et celle des wichuraiana par Dorothy Perkins, de Alberic Barbier et François Juranville.

-En 1875, le rosiériste Guillot croise R. multiflora (rosier à longue tige sarmenteuse et à floraison unique) avec R. chinensis minima : il obtient le Polyantha pâquerette, un rosier buisson plutôt petit et remontant   dont les fleurs blanches sont groupées en bouquet. Aujourd’hui, la création continue mais s’oriente vers des hybrides à grandes fleurs (hybrides modernes).

-Originaire du Japon, le rosier rugueux (R. rugosa) possède de nombreuses qualités : il s’adapte aux sols salés, sableux ou acides, il est particulièrement résistant aux différences climatiques et aux maladies. Enfin, ses grandes fleurs blanches, roses ou rouges ainsi que ses gros cynorrhodons sont très décoratifs. Ses hybrides sont toujours très appréciés.

-D’autres rosiers sont beaucoup plus sensibles au froid : les rosiers de Banks (R. banksiae) viennent de Chine. A l’origine, ils étaient à floraison unique avec un feuillage persistant   et de petites fleurs blanches ou jaunes. Aujourd’hui, R. banksiae Alba Plena ou Zéphirine-Drouhin sont des rosiers sarmenteux dépourvus d’aiguillons qui présentent des fleurs pleines de couleur rose, au parfum très prononcé, et qui peuvent être remontants en fonction du climat.