La roseraie à la française

La roseraie décorative à la française

Autour du miroir d’eau, les rosiers s’avancent à l’assaut des pylônes ou du décor en treillage...

Mistress FW Flight et Paul's Scarlet CL

’Mistress FW Flight et Paul’s Scarlet CL’.

Cette partie décorative de la Roseraie date de 1910 : la collection de roses de Jules Gravereaux avait nécessité jusque là 2 à 3 pieds par variété  , mais le jardin « à la française » a été conçu dans un autre esprit. En effet, les roses d’une même variété   sont cette fois disposées en grands massifs dont la couleur unique permet d’habiller l’espace d’une toute autre manière...

 

Devant le pavillon normand qui présente aujourd’hui des expositions, les rosiers sont disposés autour d’un plan d’eau. Ce miroir naturel reflète notamment le pavillon central d’un treillage garni de roses Alexandre Girault.

 

Les pylônes avoisinants supportent des rosiers grimpants à floraison unique comme Paul’s Scarlet Climber (rouge) et Mistress F. W. Flight (rose carminé au centre blanc). Pendant la floraison, ces rosiers sont en colonnades colorées et ensuite, leurs souples rameaux palissés forment des cônes semblables aux ifs taillés habituellement dans les jardins réguliers. Entre ces pylônes, se trouvent des variétés buisson à grandes fleurs comme Mme Raymond Poincaré. Ce rosier est un hybride de thé   parfumé, créé par Jules Gravereaux : de couleur rose pâle saumoné et au centre jaune, la rose Mme Raymond Poincaré a obtenu la médaille d’or au concours de Bagatelle en 1915. Le pourtour du miroir d’eau est composé de rosiers buisson floribunda (Prince Igor). Autour de ce médaillon central, sont disposés de grands massifs monochromes de rosiers hybrides de thé comme Grand siècle (blanc rosé), Nuage parfumé (rouge orangé)…