Bouturage

Il consiste à prélever une portion de rameau de l’année et à lui offrir les conditions idéales pour qu’il constitue son système racinaire.

Cette technique de multiplication   de rosiers présente l’avantage d’être assez facile à mettre en œuvre. Stéphane Barth, jardinier à la Roseraie du Val-de-Marne, revient sur les étapes importantes pour réussir une bouture   :

 

Les conseils de la Roseraie du Val-de-Marne : L’art du bouturage.

 

Attention, certains rosiers modernes sont protégés par leurs créateurs et vous ne pouvez pas les multiplier.

 

Voici un récapitulatif des points importants :

1 – Choisir une branche saine ayant fleuri (= branche aoûtée). 

2 – Couper la tête.

3 – Retirer les feuilles de façon à ne laisser que quelques folioles au sommet de la tige.

La diminution de la surface foliaire va diminuer la transpiration et éviter la déshydratation de la branche.

4 – Couper le talon de la tige.

Le rameau doit mesurer au moins 15 cm.

5 – Planter la tige dans un pot de substrat sur une profondeur d’à peu près 2 yeux...

6 – Protéger la bouture   avec par exemple une bouteille en plastique sans fond qui, en plus de l’effet « tuteur », servira de mini-serre à la bouture  .

 

Il est important de maintenir le substrat suffisamment humide.

Les premières racines apparaîtront au bout de quelques semaines, mais il faut placer le pot à l’ombre et à l’abri pendant 1 an avant de planter le nouveau pied à son emplacement définitif. 

 

Dans le cas de plantation de boutures en pleine terre, celles-ci devront, de préférence, trouver place au pied d’un mur au Nord. La bouture   doit être plantée dans un trou de 10 cm de hauteur en disposant au fond un peu de sable. Il faudra ensuite attendre un an avant de les déplacer.