La fleur

La forme des fleurs est un critère important : elle peut varier notamment en fonction du nombre de pétales. En effet, la forme du rosier sauvage est simple mais l’hybridation   (naturelle ou organisée) permet la transformation d’un certain nombre d’étamines en pétales. Cette modification se nomme « duplicature ».


Forme simple

La corolle   ne comprend que cinq pétales. C’est la forme la plus répandue des roses sauvages.
 

Forme simple

Forme simple : ’Rosa rugosa Alba’.

Forme plate

Elle donne l’apparence d’une surface plate ou à peine bombée. En général, elle concerne des fleurs semi-doubles, c’est-à-dire celles qui contiennent de deux à cinq rangs de pétales (les étamines sont bien visibles).

Forme plate selon la planche de Gravereaux

Forme plate selon la planche de Gravereaux

Forme plate

Forme plate : ’Wodan’.

Forme en coupe

La fleur est plus ou moins creuse, les pétales extérieurs sont très grands, concaves dans le bas et retroussés en dehors dans le haut. Les roses en forme de coupe peuvent être semi-double à double, c’est-à-dire avec plus de cinq rangées de pétales mais qui laissent voir les étamines.
Forme en coupe selon la planche de Gravereaux

Forme en coupe selon la planche de Gravereaux.

Forme en coupe

Forme en coupe : ’Sympathie’.

Forme réflexe

Dans ce cas, le bouton   est lent à terminer son épanouissement, les pétales sont ouverts et retombent successivement en dehors de façon plus ou moins irrégulière. En général, les roses sont doubles.

Forme réflexe selon la planche de Gravereaux

Forme réflexe selon la planche de Gravereaux.

Forme réflexe

Forme réflexe.

Forme globuleuse

La fleur a un aspect sphérique et les pétales extérieurs, très grands et concaves, embrassent l’ensemble des pétales intérieurs. Les roses sont souvent semi-pleines : leur centre comporte des pétales mais laisse encore voir des étamines en écartant les pétales.

Forme globuleuse selon la planche de Gravereaux

Forme globuleuse selon la planche de Gravereaux.

Forme globuleuse

Forme globuleuse : ’L’Africaine’.

Forme à quartier

Les pétales sont distinctement partagés en quatre (parfois cinq) paquets dans lesquels ils s’encapuchonnent les uns sur les autres. Les roses sont pleines, c’est-à-dire doubles où il est impossible de distinguer les étamines même en écartant les pétales.

Forme en quartiers selon la planche de Gravereaux

Forme à quartier selon la planche de Gravereaux.

Forme en quartiers

Forme à quartier : ’Dumortier’.

Forme imbriquée

La fleur est formée d’une superposition de pétales dont toutes les extrémités sont retroussées en dehors et se recouvrent à la façon des tuiles d’un toit. Les roses sont pleines.

Forme imbriquée selon la planche de Gravereaux

Forme imbriquée selon la planche de Gravereaux.

Forme imbriquée

Forme imbriquée.

Et les exceptions !

La rose verte (’R. chinensis viridiflora’) présente une particularité botanique   naturelle : ses pétales sont atrophiés et ce sont les sépales (verts nuancés de rouge) qui caractérisent cette rose. Cet "accident végétatif" a pu être reproduit par les obtenteurs pour sa multiplication  .

’Rosa chinensis Viridiflora’.