Le musée de la Rose - Archives

Le musée de la rose - Archives

Gravereaux poursuit sa muse

En 1906, lors de l’inauguration du Théâtre de Verdure, Jules Gravereaux remet en cadeau aux Rosati l’ouvrage La Rose dans les sciences, les lettres et les arts. Documents pour servir à l’histoire de la rose. « Une bien curieuse liste de 3 000 références qui court sur 144 pages… un véritable inventaire à la Prévert. Il s’agit du catalogue d’une collection d’un nouveau genre  , encyclopédique pourrait-on dire, car Gravereaux, collectionneur invétéré, poursuit sa muse. » (Nadine Villalobos, Florilège

 

Intrieur du Muse de la Rose
Intérieur du Musée de la Rose

En effet, alors que la rose lui avait livré presque tous ses secrets botaniques, il se prend alors d’intérêt pour l’histoire de la rose et entame un nouveau projet : collectionner toutes sortes de documents et d’objets sur celle-ci. Le bureau et le laboratoire deviennent alors le musée-bibliothèque de la rose.

 

Classés en quatre sections - sciences, lettres, beaux arts et arts décoratifs - céramiques, peintures, tapis, soieries multicolores, timbres et bibelots en tous genres, côtoient une bibliothèque spécialisée en rhodologie contenant livres, revues, herbiers et dossiers documentaires classés par thème. Si le catalogue La Rose dans les sciences, les lettres et les arts présente déjà une importante collection, il n’est qu’une étape, puisqu’au fil du temps, quelques 11 000 objets seront accumulés dans le pavillon.

Muse de la Rose
Vue de la Roseraie de l’Haÿ
Huile sur bois
H. 0,215 ; L. 0,27 environ
Un des 4 tableaux assemblés en un cadre.

 

Lors d’une visite du musée, l’écrivain d’Annunzio a dit :

« Comme je vous approuve.
En amour, il faut de l’excès. »

 

 

Aujourd’hui, la plupart de ces objet sont conservés aux Archives départementales du Val-de-Marne.

Les Archives départementales du Val-de-Marne possède deux fonds complémentaires sur la rose : celui du musée de la rose, créé par Jules Gravereaux dans sa roseraie de L’Haÿ, et une partie des archives d’une famille de pépiniéristes briards, les Cochet.

Le fonds du musée de la rose comprend des collections de différentes formes : livres et périodiques, dossiers documentaires, peintures, dessins et estampes, cartes postales, photographies, enfin ensembles très variés comme des ex-libris, des reliures, des timbres, des objets, des tissus, etc.
Cette collection de documents et d’objets sur la rose a été enrichie par les descendants de Jules Gravereaux qui ont fait don au département du Val-de-Marne, de plusieurs documents audiovisuels…

Ce fonds est d’une richesse rare : il permet à la fois de découvrir un ensemble unique sur l’iconographie de la rose dans toutes les techniques, de rencontrer la personnalité hors du commun de Jules Gravereaux, et de revivre la culture matérielle et intellectuelle propre au début du XXème siècle.

 

 

Vue de la Roseraie de L’Haÿ, 1912.
Jacques AUBERT
Aquarelle sur papier
H. 0,383 - L. 0,253.

Dédicace à Jules Gravereaux.

Rosier à cent feuilles foliacé.
Pierre-Joseph REDOUTÉ
Estampe.

 

Peu volumineux (3,30 mètres linéaires), le fonds Legrand-Cochet est composé de correspondances, de notes et d’ouvrages. Parmi eux, se trouvent deux ensembles dont très peu d’exemplaires ont été conservés :
- une série très complète du Journal des roses, créé par Charles Cochet ;
- une édition des Roses peintes par Pierre-Joseph Redouté (1829), par le très célèbre « peintre des roses » qui, pour l’impératrice Joséphine, immortalisa notamment les roses de son jardin de Malmaison.
La suite de ce fonds est répartie entre les archives départementales de Seine-et-Marne et les archives départementales du Val-de-Marne : une documentation sur les rosiéristes et les écoles d’horticulture de la Brie est conservée aux Archives départementales de Seine-et-Marne, tandis que des correspondances avec Jules Gravereaux et des ouvrages sur la rose sont aux archives départementales du Val-de-Marne. Ce fonds complète particulièrement bien les ressources documentaires du musée de la rose, en particulier pour les ouvrages botaniques.

 

Tous ces documents sont consultables sur demande aux archives départementales du Val-de-Marne.